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Hate in America

Un sentiment de haine parcourt l'Amérique

 

Depuis plusieurs mois, dans les médias, surtout ceux hostiles à Trump, courait chez les éditorialistes la rumeur d’une haine qui déchirait l’Amérique. L’élection de Trump n’a pas arrangé la situation car par ses remarques provocantes souvent spontanées, il ravivait ce sentiment qui a toujours été sous jacent chez les Américains : Nord contre Sud, Est contre Ouest, noirs contre blancs, intellos contre manuels, universités contre prolétariat, Wall Street contre les programmes sociaux, Washington contre les états.

Pendant les 35 ans que j’ai vécus aux Etats-Unis et dans les cinquante états, la division existait mais sous une forme subtile, discrète dans l’art de piques sans suite et de caricatures sans conséquences. Vivaient côte à côte des individus de race, d’ethnie, de religion ( même parmi les Chrétiens) différentes. Il y avait évidemment des choix dans les fréquentations intimes, blancs refusant mariage avec des noires ou vice versa mais le progrès avait toutefois permis des rapprochements entre races, religions et même sexes.

Dans les multiples rencontres au cours de mon parcours, je sentais des affinités qui poussaient les uns et les autres à se rencontrer mais pendant longtemps des clubs étaient fermés aux races séparées.

Depuis donc la création des Etats-Unis, les gouvernements successifs se sont évertués à rassembler sous le même drapeau plutôt que de diviser. Abraham Lincoln a eu la plus difficile tâche de tous : garder l’entité de l’Amérique en menant une terrible guerre pour empêcher la séparation Nord-Sud. Mais malgré la prétence d’une unité dans «  United States », les états avaient des avenirs et des principes différents tout en acceptant le minimum de consignes venant de Washington. Ce que beaucoup de Français ignorent, d’un état à l’autre, les taxes sont variées et jamais uniformes, l’âge légal des jeunes changent aussi d’un état à l’autre, les lois ne s’appliquent pas de la même manière partout. Le pays était un patchwork légitime mais qui tenait par sa fidélité au drapeau, à son hymne national, aux grands principes établis par les Pères fondateurs.

D’un coup, cette haine contenue vient de jaillir au grand jour et risque de mener à des fortes escarmouches dans tout le pays. Cette gauche incarnée par les «  Democrats » ( rien à voir avec la gauche française) et cette droite représentée par les «  Republicans » viennent de se télescoper à Charlottesville  comme elle aurait pu le faire n’importe où en Amérique. Nous avions assisté aux émeutes raciales de Watts, Chicago mais la distinction était claire : noirs contre blancs. Cette division actuelle est plus diffuse, plus sournoise et a surgi à la suite d’une décision absurde de déboulonner de paisibles statues.

Qu’est devenue l’Amérique des années 60 quand j’ai débarqué à New York ? Elle était fière et solidaire car elle avait vaincu le nazisme et victorieusement sauvé l’Europe. Mais cette fierté en a déjà pris un sale coup pendant la guerre du Vietnam et les Etats-Unis avaient subi une forte division. Maintenant ces guerres qui n’en finissent pas, la disparition de grands pans de l’industrie, les inégalités qui se creusent profondément ont apporté à beaucoup d’Américains comme un doute, une angoisse qui se révèle de plus en plus et l’élection de Trump en est la preuve indéniable.

Je ne reconnais plus l’ «  American Dream » de mes premiers contacts. De nombreux états font une sécession passive et ne communiquent plus avec la Maison Blanche.

Que faudrait-il pour soit la paix, la réconciliation, soit l’explosion raciale, politique ou sociale ? A l’heure actuelle pas grand chose ! L’Histoire nous apprend que des conflits brutaux sont nés à la suite d’un incident grave : assassinat d’un souverain européen, une fausse dépêche, un attentat. Et le monde explose. Il suffirait donc de l’assassinat d’une personnalité importante, genre à la Kennedy ou à la Reagan, la destruction d’un symbole comme la statue de Lincoln à Washington pour les deux groupes s’affrontent brutalement.

Mais pour la paix, chacun de son côté devrait respecter les souvenirs des autres, l’opinion de chacun et surtout qu’il y ait à la tête du pays, un président ferme qui  réussisse à rapprocher toutes les tendances politiques, raciales, ethniques, religieuses ou sociales avec un vaste projet comme celui de Kennedy, course à la Lune, Johnson et son programme sociale. Mais pour l’instant depuis la famille Bush, rien, moins que rien et le tissu de la nation a commencé à se déchirer. Trump encourage ces dissensions. Jusqu’où peut-il aller ? That is the question !

Hate in America
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Hate in America

En tant que spécialiste des Etats-Unis et mon livre sur Trump, je reçois des messages régulièrement de l'entourage de Trump.

Jouons à y répondre sur ce blog !!!! La réponse sera envoyée !!!
 

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