Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

A new war by proxy ?

Qui vont tirer les premiers ?

 

A lire les éditoriaux des grands quotidiens américains, il apparaît que les Etats-Unis sont sur le seuil d’une nouvelle guerre : d’abord celle des statues qui ne peuvent rien faire pour se défendre mais surtout cette division profonde alimentée par les remarques de Trump sur la situation. Il met dos à dos les «  Altrights » et les « Altlefts », l’extrême droite et l’extrême gauche. Les fachos contre les gauchos ! Les premiers veulent préserver des pans de l’Histoire américaine certes fort controversée depuis plus de 150 ans car elle représente des faits historiques qui ne sont pas glorieux pour le pays et est encore symbolique de ce qui à l’époque était détestable : l’esclavage. Trump a pour principal argument que depuis la naissance des Etats-Unis et l’importation des noirs d’Afrique, l’esclavage faisait partie de la vie quotidienne dans le Sud aussi bien dans le Nord. Jefferson était connu pour son enrichissement par la traite des noirs et pas ses nombreuses maitresses esclaves. Pourtant personne ne lui en veut. George Washington avait l’attitude des riches terriens de son temps : propriétaire d’esclaves. Mais pour l’instant on ne veut pas abattre leurs statues.

C’est la position que défend l’ « Ultra Right » tandis que l’ »Ultra gauche » veut éradiquer ces monuments néfastes  à jamais.

Au lieu de tenter une réconciliation par la sérénité et la sagesse, Trump a pris le parti d’accuser les deux côtés qui s’affrontent pour cette tension qui se ressent dans les grandes villes. Les «  democrats «  réclament que Trump condamne sans ambigüité  l’extrême droite qui inclut le KKK, les fachos de tous bords et les nostalgiques du Sud.

Par contre ils réclament que soient loués les actions de ceux de gauche qui voudraient se débarrasser de ce pan gênant de l’Histoire de l’Amérique pour créer une nouvelle société où toute discrimination disparaitrait, une sorte d’utopie que l’Amérique tente de mettre en place depuis plus d’un siècle, sans grand résultat d’ailleurs.

Alors nait l’incompréhension des uns, ceux de gauche devant l’attitude de Trump qui en réalité, reste fidèle à son mode de communication : «  What I think, I say » ce que je pense je le dis ( à haute voix et via mes tweets).

Où va-t-on ? se demandent de nombreux éditorialistes et déjà parlent à demi mots de la fin du règne de Trump dés la fin de l’année. C’est vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué car Trump politiquement est loin d’être moribond.

J'ajoute que le limogeage ( voir autre rubrique) de Steve Bannon ne fait qu'ajouter à la confusion car l'extrême droite est furieuse contre le gouvernement.

Partager cet article

Repost 0