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I am a star in America

Ce que dit le New York Times de l’éclat télévisuel de POUTOU

PARIS — He left the corruption scandal-plagued Marine Le Pen of the far-right National Front speechless. He made the nepotism-tarred center-right candidate, François Fillon, grin frigidly, murmuring about a lawsuit. And from the immaculately groomed television anchors he drew only condescending fixed smiles.

It took barely over a minute for Philippe Poutou, a balding and unkempt Ford factory mechanic from Bordeaux running as a fringe candidate in France’s presidential election, to puncture the mutually protective world of the race’s mainstream. Afterward television commentators tut-tutted about his “lack of respect.” That was exactly Mr. Poutou’s point.

So effective was his brutal anti-corruption language that two days after a marathon four-hour debate among all 11 French presidential candidates, the rumpled no-hope candidate of the New Anticapitalist Party was being hailed in some news media here as its unquestioned winner. Mr. Poutou, 50, had instantly become a kind of folk hero, one expressing in unvarnished form what many Frenchmen and women are thinking: The political class, encased in its privileges, is demonstrably corrupt.

The corruption scandals, widely aired in the print press, have been mostly taboo beneath a well-maintained facade of respectability in these debates

 

A rapprocher de la description d’après Stanley Kubrik de :

Orange mecanic

« Une satire sociale traitant de la question de savoir si la psychologie comportementale et le conditionnement psychologique sont de nouvelles armes dangereuses pouvant être utilisées par un gouvernement totalitaire qui chercherait à imposer un vaste contrôle sur ses citoyens et en faire à peine plus que des robots. »

 

Philippe Poutou a, en quelques minutes, d’après le quotidien américain, démoli la jolie façade des candidats conventionnels qui, au-delà de leur programme, représentent l’état calamiteux de la politique en France : corruption, insensibilité aux problèmes des Français oubliés, privilèges de toutes sortes ( indemnités, immunité, hauts revenus, absence dans les parlements, organisation mafieuse des partis), tout y est passé dans la bouche de l’anticapitaliste. Le NYT s’en amuse, oubliant que du côté des Etats-Unis, le scénario est exactement le même. Ce fut « une satire sociale utilisée par un syndicat totalitaire pour imposer un contrôle sur le vote des citoyens » .Le pouvoir corrompt, c’est un fait indéniable car il attire une foule de quémandeurs que le roi doit satisfaire. Un président élu ( gauche, centre ou droite) se lancera immédiatement dans le favoritisme, le copinage, la distribution des prébendes pour remercier tous ceux qui l’ont soutenu. Cette attitude se voit même dans les petites communes où le maire quelque soit son étiquette ne peut s’empêcher d’utiliser ses prérogatives et ses droits pour arroser une partie de son propre électorat. J’ai dénoncé ces coutumes dans mon livre « Maires à la dérives ou dérives des maires » ( l’Harmattan) ce qui m’a valu une flambée de critiques venue des maires ruraux et même de Dupont Aignan qui s’est vanté d’être probe et honnête.

Le journal américain se moque du débat français où un « no-hope » vient foutre de sacrés coups de pied dans la fourmilière politique. Ce « sans espoir d’être élu » en effet n’a été qu’une torpille lâchée pour la CGT et la gauche caviar pour faire exploser les candidats de la droite : Fillon et Le Pen. Pas une bavure, pas un crachat sur l’attitude des candidats de la gauche, aussi corrompue que la droite.

L’image de la France qu’en tire le NYT n’est pas flatteuse et montre qu’en France n’importe quel clown ( genre Coluche et c’est dommage qu’il ne soit pas allé jusqu’au bout de son projet) peut avec cinq cents signatures de maires désabusés et d‘élus complices politiques être invité à participer à un tel débat. C’est abaisser la fonction de candidat présidentiel qui n’est pas à présent brillante. Les Français ont bien ri mais ce fut une démonstration humiliante de la fonction de Président de la République déjà bien mise à mal par Hollande. Un bouffon en a remplacé un autre et comme celui du roi, il a été autorisé à dire de terribles vérités contre un camp seulement mais pas l’autre. Et étrange cet anticapitaliste travaille pour Ford, une boite des plus capitalistes qui soit !

 

Lire témoignages sur la dérive des maires

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