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Mauvaise cible, Fillon !

Saint François de Beaucé

« Quand ça colle au cul, on ne peut pas s’en débarrasser », dit un proverbe canadien et cette phrase s’applique à François Fillon, notre saint attaché par la presse à son poteau, prêt à être brûlé après avoir été transpercé de mille flèches médiatiques.

Depuis un mois, l’ancien Premier Ministre, qui déjà il y a cinq ans, employait son épouse et ses enfants, est persécuté, harcelé, condamné pour avoir suivi une coutume que jusqu’à maintenant personne n’avait jugé contraire à la démocratie. Plus de 150 parlementaires emploient des proches payés par les subventions parlementaires et personne n’en pipait mot même le Canard Enchainé. Mais ce dernier, atteint de fièvre bréviaire, en a fait une liturgie , un cantique annoncé à longueur d’ondes par les chaines radio et télé et commence à être connu sous le surnom de « Connard Déchainé ».

La défense de Fillon est apparue faible et sans mordant, pas à la Trump qui aurait verbalement égorgé ceux qui l’attaquaient. Mais par un discours parfois pompeux et surtout peu convainquant, Fillon perd son temps à détourner l’attaque. Au lieu de s’en prendre aux juges, manœuvre qui lui reviendra au visage comme un boomerang et déclenche déjà son lot de défections, il aurait abordé de pleine face le journal qui avait révélé contre toute décence son affaire. Le subterfuge d’un article anodin relevait plus de la tactique politique que de l’annonce informationnelle. Et le couperet a été vif : la justice saisie s’est mise en route et personne ne peut l’accuser pour une fois d’aller trop vite. Fillon aurait dû saisir le canard par le cou et le lui tordre en lançant un boycott d’achat du journal, puis le trainer en justice pour divulgation de sa vie privée, ce que fait souvent Sophie Marceau ou d’autre vedettes de cinéma. Voilà où le bât blesse et c’était le maillon faible de l’enquête. Comment le Canard avait-il eu ses sources ? Qui était le traitre parmi ses proches ou ses collaborateurs ? En portant plainte pour diffamation ou atteinte à sa vie privée, il mettait le journal dans des difficultés.

Mais pour l’instant, le palmipède s’en sort victorieux et se fait ses choux gras de cette affaire.

Fillon tu as visé la maivaise cible : pas les juges mais les canards !

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