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Macronbite à Lyon

En France la jauge politique qui sert à évaluer la réussite d’une campagne ou d’un projet est le Général de Gaulle. Suffisamment grand physiquement d’abord puis dans le cours de l’Histoire de France, il est brandi comme référence par les politicards qui souvent ne lui arrivent pas à la cheville.

L’image de De Gaulle est née au cours de circonstances catastrophiques qui ne sont pas celles d’aujourd’hui : défaite militaire de la France, invasion et occupation pendant quatre ans, mort qui rôdait partout, déportations, massacres.

La France malgré ses difficultés est encore un long fleuve tranquille où la terreur consiste à brûler quelques voitures et à insulter les candidats.

Se prendre pour de Gaulle ou invoquer son nom pour rehausser la grandeur de son meeting est tomber dans l’insulte la plus basse en politique.

Or Emmanuel Macron vient de se comparer à de Gaulle dans sa campagne électorale à Lyon. D’après l’Express, Macron aurait dit :

« De Gaulle, c'est moi ; la République, c'est moi, a-t-il proclamé en substance, dans une volonté de présidentialisation. Le président d'En Marche!, candidat de l'optimisme, s'est fait celui de la gravité. "Nous vivons un moment singulier de notre histoire." Ou encore : "Les temps que nous vivons sont graves."

Macron apparaît soudain comme un macronbite dont la définition est :

Elle déclencha une espèce de haine, chez ces décharnés, ces macrobites qui imposaient, au vieux Roi, leurs espoirs à goût de trahison (La VarendeMan d'Arc, 1939,

« Ça sert à quoi d'être macrobite, quand on en a une toute petite ? »

« Je savais qu'il était croulant et atteint d'un bégaiement qui le rendait incompréhensible. Toujours d'après Xavier, il fallait que Gilberte ait de l'estomac pour se «farcir» ce macrobite : 1966. Les cahiers du capitaine Georges - Souvenirs d'amour et de guerre (1894-1945)

Son discours est incompréhensible, sans profondeur et sans programme élaboré et il est difficile que voir sa compagne l’accepter comme il est.

Mais cette course présidentielle nous apporte son lot d’humour macabre et de franches rigolades. On est gâté avec Fillonade, Macronbite, HamonQ, Mesnichons, Le Penis. Une belle brochette de politiciens qui se battent pour gagner la place suprême à l’Elysée et succéder au plus drôle de tous, Sleazy Hollande.

De quoi dessiner et caricaturer. On a du pain sur la planche !

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