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J'y vas pas !

Pet être ben que oui, pet être ben que non !

La conférence de presse de François Bayrou sentait le rance, le déjà vu, du collé-copié sur l’autre François qui lui aussi s’est dégonflé. Le suspense qu’il a prétendu tenir n’était en réalité que l’aveu de son impuissance à partir seul au combat. Il est dépassé, ringard et les journalistes un peu mollassons ne lui ont pas posé les vraies questions qui troublent.

Bayrou a déjà rencontré Macron à qui il offre donc une « alliance » et non une allégeance. Pourtant son approche avait plus l’allure d’un genou à terre du vassal qui présente son épée politique au grand seigneur qui mène dans les sondages. Il savait aussi qu’il aurait atterri sur le cul au cours du premier tour avec moins de 10%, électeurs qu’il aurait sucés à Macron et à Fillon, ce qui avantageait le FN. Il a préféré, comme il l’a dit, se saborder et apporter son expérience de vieux renard et d’opportuniste retord au plus jeune et au plus inexpérimenté. Ainsi il pourrait discrètement le contrôler, lui indiquer le chemin à suivre et éventuellement, si Macron est élu, devenir son Premier Ministre. Les exigences qu’il veut imposer ne tiennent pas la route car elles trainent dans les cartons des partis depuis 20, 30 ans : la proportionnelle, la fin des cumuls, la probité dans les coulisses, la distance qu’il faut maintenir par rapport à l’argent. Des réclamations qui font sourire maintenant tellement elles sont incongrues face à l’état actuel de la France.

Ce nettoyage d’écuries est toujours une promesse balancée aux yeux des Français à chaque élection mais une fois les bourrins dans les boxes, ils continuent à chier sur leur programme. Bayrou avec sa crinière est l’un des experts qui sait vendre sa peau et celle de son parti au plus offrant. En 2012, il se donnait à fond à Hollande pour le renier maintenant. Ce fut ensuite la colle au LR pour être élu Maire de Pau ( de chambre pour s’y asseoir). Alors ce François n’a rien de grandiose, il n’a jamais eu son Marignan et même en mettant son doigt dans le centre de Macron, rien ne dit que le candidat de « en marche » va être mis au pas par le gâteux ( poli)tocard.

En fait Bayrou n’avait aucun autre choix que celui-là : Le Pen est sa pire ennemie, Fillon à ses yeux est le pire filou, Hamon l’horreur économique et Mélenchon le toqué insoumis. Le seul qui prétend être au centre c’est Macron. Bayrou essaye d’accrocher son petit wagon au train express au mouvement qui prend de l’ampleur.

Pourtant les autres candidats ne sont pas heureux car le misérable pourcentage de Bayrou va donner un coup de fouet, si ses conditions sont acceptées, au plus jeune des candidats.

Je vous l’ai répété : cette élection ne ressemble à aucune autre dans la 5e République !

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