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A hue et à dia

A vau l'eau la gauche

La gauche ne pourra accuser personne d’avoir perdu à l’élection présidentielle tellement ils « n’ont pas le cul plein de marde » comme diraient nos amis québécois. Depuis quelques mois, il y a une guerre civile entre gauche et ultra gauche, l’un tirant des salves d’avertissement et l’autre ne voulant coller « au corbillard ». C'est à hue et à dia, chacun s'accusant mutuellement de refuser un compromis, un mélange des genres.

Pour mieux comprendre la situation voilà une définition:

'hue' ('hurhaut', autrefois) et 'dia' ont été des cris de charretiers pour exciter un cheval et le faire avancer, ou des cris de laboureur pour faire aller le cheval de trait à droite ou à gauche, respectivement.

Par extension, celui qui tire à hue et à dia (sous-entendu : simultanément) fait preuve d'un manque d'organisation certain ou est condamné à être écartelé.

Au XVIIe siècle, on utilisait l'expression "il n'entend ni à hue, ni à dia" pour dire de quelqu'un que "on ne saurait lui faire entendre raison".

Ce combat de gamins dans la cour de récré d’une école maternelle va se terminer en eau de boudin et c’est TANT MIEUX car les Français se seront débarrassés d’eux au deuxième tour. Le partido socialiste est moribond, Hollande s’est chargé d’une remarquable manière de le faire couler pendant son mandat. Il laisse derrière lui un « no man’s land », une terre brûlée, vide de propositions, de solutions et de réussite. Alors dans ce vide sidéral, se retrouvent deux candidats issus du monde des frondeurs qui avaient formé barrage à la politique de Sleazy Hollande. Par ses tergiversations, ses effets de manche, ses vestes retournées et son incompétence notoire, notre président encore en exercice mais en roue libre, a même décidé de n’apporter aucun soutien aux candidats de la gauche. C’est d’une traitrise malsaine qui indique qu’il en a encore gros sur la patate d’avoir été poussé à coup de pied dans le cul vers une sortie peu honorable. Il a une dent contre Hamon, dissident de la première heure et contre Mélenchon celui qui lui plantait constamment des couteaux dans le dos. Un peu comme Mitterand quand il termina ses deux mandats : « Après moi, le chaos ! ». Cette attitude semble être celle des socialistes lorsqu’ils arrivent au pouvoir. Ils s’aperçoivent qu’entre leur idéologie, leur idéalisme de café du commerce où ils vont refaire le monde, il y a un fossé impossible à combler. Alors de gauche on vire vers le bon sens, c’est-à-dire vers des idées plus libérales au point de vue économie. En 1983, le Premier François change de cap et en 2014, le second François vire de bord pour tenter de sauver le navire France. Tous les deux ont échoué car cette métamorphose allait dans une direction qui n’était pas la leur au début.

A présent ce match de boxe politique laissera les deux opposants KO sur le tapis et nous rejouerons avec beauté le scénario de 2002 : pas de socialo au deuxième tour.

Mais pour les non initiés que sont la plupart des Français, pourquoi une telle haine entre les deux protagonistes ?

D’abord leur ego, l’un pense avoir reçu un droit divin par une primaire et l’autre une vision divine pour sauver la France. C’est à qui bouffera son chapeau le premier, à qui avalera son programme pour mâchouiller celui de l’autre, sorte de fast food médiatique qui amuse le peuple mais ne fait pas rire les adhérents socialistes.

Jamais comme aux Etats-Unis, nous n’avons assisté à une telle campagne pleine de rebonds, de surprises, de coups vaches venant des candidats mais surtout de la presse qui fait tout pour exciter la foule.

Que du bonheur pour nous nous chroniqueurs et caricaturistes !

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