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Caricature la plus vue en mars 2016
Caricature la plus vue en mars 2016

Carrecap

En ce mois de Janvier, nous faisons un  récapitulatif de la caricature la plus vue et lue par mois: aujourd'hui mars ,

On travaille le code du travail ?

Personne, au moment de l’élection de François Hollande en 2012, ne pensait que le gros code du travail serait cause de guerre entre le gouvernement et les syndicats.

Pourtant à le voir et à le peser, ce que j’ai fait le long de ma carrière, on panique dés la première page. Votre chroniqueur a eu l’occasion de vivre et de travailler à l’étranger ( Argentine, Australie, Asie et surtout de nombreuses années aux Etats-Unis). Son jugement est incontestable : en France, nous avons une horreur de code du travail : personne ne le connaît, très peu le respecte et dans ce fouillis qui accumule des lois depuis plus d’un siècle, une vache n’y trouverait pas son petit !

Dans les autres pays où souvent il n’y a pas de code écrit du travail, employeurs et salariés suivent les coutumes établies, le bon sens général et surtout des négociations personnelles pour aboutir à un résultat tangible : une embauche.

Dans mon rôle, j’ai employé des secrétaires, des représentants, des responsables de services dans mon bureau de Chicago. Dans mon bureau de la région parisienne, j’ai fait de même. Ce fut d’un point de vue d’employeur le jour et la nuit. Lorsqu’aux Etats-Unis, je devais me séparer d’un employé, il y avait réunion et explication de la raison du licenciement. Le solde était réglé. L’employé licencié quittait le bureau pour chercher un autre poste.

En France, 8 fois aux prud’hommes, cour d'appel et deux fois jusqu'en cassation! lourdes indemnités et surtout aucune envie de remplacer l’employé licencié. Les taches étaient reparties et des intérims faisaient l’affaire.

Le code du travail français est MONSTRUEUX et il n’aide en rien à créer des emplois. Il est d’ailleurs fait pour protéger CEUX qui ont un emploi, pas CEUX qui cherchent du travail. C’est un frein puissant à la souplesse et à la flexibilité du monde du travail car on n’EMBAUCHE pas si on ne peut pas LICENCIER facilement.

Le chômage devrait être en réalité un vaste réservoir dans lequel tous les patrons pourraient puiser selon leurs besoins, leurs commandes et leurs investissements. Il leur faut cette liberté de manœuvre pour faire face à toutes les situations : diminution des commandes ou au contraire contrats qui permettent une poussée du travail.

Si la France a un taux de chômage élevé c’est la faute des syndicats qui ne comprennent rien aux nouvelles donnes du monde du travail : mondialisation, rentabilité, délocalisations, fluidité des effectifs, autoentreprenariat, étalements des marchés et enfin liberté totale de mouvements : les Polonais viennent en France, alors on crie mais Bouygues envoie ses ingénieurs en Arabie Saoudite, silence radio. Or c’est le même mouvement qui opère dans ces deux cas. Mais on n’en veut pas chez nous alors que les autres doivent l’accepter.

Si un conseil doit être donné à Hollande, à Valls et à El Komri c’est d’aller encore plus loin dans l’élagage du code du travail : il en est de la survie de l’économie française.

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