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Opprimés, supprimés, déprimés

Que la vie est dure!

C’est le sort de nombreux politiciens, surtout s’ils sont haut placés et qu’ils viennent de subir une humiliante défaite. Ils plongent dans un désarroi complet, se sentant tout à coup méprisés, inutiles, rejetés par leurs concitoyens, pas si cons que cela.

Or la presse nous donne la liste des « déprimés » du moment. A Sarkozy, s’ajoutent Juppé et Hollande. Rien de plus normal pour un président déjà viré une fois de se retrouver sur le trottoir, jeté comme un malpropre par son camp. Adieu voiture de fonction, avions présidentiels, garde d’honneur, larbins avec leur chaine dorée, huissiers qui vous annoncent, garde républicaine, réceptions grandioses. A présent Nicolas, tu portes ta valise, tu ouvres tes portes et tu coupes ta viande. Quelle déchéance, quelle chute au fond du trou ! Alors la déprime leur tombe sur le dos comme une chape de plomb. Il en est de même pour Hollande mais sa descente est longue et programmée. Il n’a pas été lui mis à la porte brutalement mais a préféré jeté l’éponge plutôt que de subir une cuisante raclée à la primaire. Il a le temps de s’habituer à une vie beaucoup plus modeste et surtout ténébreuse car les feux de la rampe vont s’éteindre en mai 2017. Un machiniste inconnu appuiera sur l’interrupteur et la scène tombera dans l’obscurité totale. Il réfléchira que finalement il termine son mandat avec des reculades, des reproches et un sens de l’inefficacité : il vient d’être écrasé par Poutine qui semble totalement l’ignorer sur la question de la Syrie, il voit celui qui l’a poignardé jouer les fanfarons sur les chaines, proposant même de supprimer le 49-3, renonçant aux principes socialistes. Triste fin de règne, de quoi lui filer le bourdon.

Quant à Juppé, adieu l’Elysée, adieu la France. Il n’est plus qu’un maire même si c’est la ville de Bordeaux. De quoi lui faire broyer du noir !

Pourtant pendant leur parcours politique, les trois ont été opprimés par les critiques, leurs concitoyens, la presse qui les attaquait sur leur programme. Puis ils on t été supprimés au cours d’élections et ils terminent déprimés loin de la scène nationale et internationale. Plaignons-les, n’est-ce-pas ?, nous qui n’avons subi que leurs avatars !

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