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Bac à sable ?

De quel bac parle-t-on ? Bac à sable ? Bac pour la difficile traversée adolescent-adulte ?

Le bac a eu lieu hier et les sujets de philo placardés sur toutes les chaines et journaux apportent son lot de surprises.

Voilà les sujets tels quels :

Série ES

Sujet 1 : "Savons-nous toujours ce que nous désirons.?"

Sujet 2 : "Pourquoi avons-nous intérêt à étudier l'histoire?"

Sujet 3 : Explication de texte de René Descartes, "Principes de la philosophie"

Série L

Sujet 1 : "Nos convictions morales sont-elles fondées sur l'expérience?"

Sujet 2 : "Le désir est-il par nature illimité?"

Sujet 3 : Explication d'un texte de "Vérité et politique", de Hannah Arendt

Série S

Sujet 1 : "Travailler moins, est-ce vivre mieux?"

Sujet 2 : "Faut-il démontrer pour savoir?"

Sujet 3 : Explication d'un texte de Machiavel, extrait du "Prince"

En les étudiant les uns après les autres il apparaît évident que les thèmes touchent de très près l’actualité.

Pour n’en prendre qu’un :

« Travailler moins, est-ce vivre mieux ? »

C’est une question tirée directement d’une des pancartes agitées par la CGT lors de ses manifestations. Elle est non seulement complexe pour ceux qui travaillent mais carrément absurde pour des étudiants de 18 ans qui n’ont jamais mis les pieds dans un bureau ou une usine. A cet âge, surtout à notre époque et sous le mandat de Hollande, l’avenir n’est que précarité, inquiétude et après les études recherche désespérée d’un emploi stable et qui apporte un certain revenu. Alors demander si « travailler moins » c’est mieux vivre, il faudrait d’abord que les jeunes trouvent du boulot avant de décider si moins c’est mieux. Pour l’instant pour tous, c’est rien et ce n’est pas bien.

Par cette interrogation, est-ce que l’Education Nationale, responsable des sujets, veut préparer nos jeunes à l’acceptation passive que leur avenir est bouché, qu’ils auront à travailler dur pour survivre et que le mieux proposé n’est qu’une utopie syndicale et de l’ultra gauche ?

Cette question doit les faire réfléchir, pense-t-on dans les hauts lieux de l’éducation mais les réponses ne peuvent être que du bachotage de ce qu’ils ont lu dans la propagande de la CGT et sur les banderoles des défilés syndicaux. Rien de leur propre expérience ne peut les mener à des réflexions personnelles faute d’avoir vécu dans le monde du travail.

La politique conduite par Sleazy Hollande est loin, surtout l’article 2 de la loi du travail, d’apporter une réponse positive au « Travailler moins, vivre mieux ! ». Bien au contraire cette loi ne fera qu’empirer les conditions d’embauche, de licenciement et de durée du travail pour les ouvriers et employés.

Allez les jeunes, au moins pendant quatre heures, les grands vous ont fait rêver !! Toujours cela de pris en ces temps maussades !

Un autre sujet demain

Sujet 3 : Explication d'un texte de Machiavel, extrait du "Prince"

 Autre sujet sous forme d’une explication de texte d’un extrait de Machiavel :

Sujet brûlant pour notre époque : comment s’organiser contre Dame Nature qui vient souvent troubler le bien être et la sécurité de l’Humanité, c’est-à-dire le confort des hommes.

Machiavel comme de nombreux écrivains à son époque lève la voix devant la menace des inondations et de l’incapacité des humains de contrôler ces catastrophes. Il est loin d’être le seul car plus tard Agrippa d’Aubigné ( 1577- 1616) dans les «  Tragiques », reprend le même sujet :

«             ………     Ces hommes déréglés,

Par un aveugle feu moururent aveuglés ;

Contre eux s’émut la terre encore no  émue,

Sitôt qu’elle eût appris sa leçon en la rue :

Elle fondit en soi et cracha en un lieu,

Pour marquer à jamais la vengeance de Dieu,

Un lac de son bourbier ; là mit à la même heure,

La mer par ses conduits ce qu’elle avait d’ordure … »

 

La montée des eaux que l’on attribue au réchauffement climatique, la fonte des glaciers et de la banquise pour les mêmes raisons est un danger permanent pour les côtes où vivent près de 3/5 de la population mondiale. La situation est semblable à celle de la terre qui depuis des millénaires est taraudée par l’homme, mutilée, submergée par une surpopulation.

Dans «  Caltecor 5127 » le poète auteur écrit :

«  Par une nuit d ‘été, l’enfer se déchaina.

L’Australie explosa. Du Pérou au Ghana,

Montagnes et plateaux, d’un vigoureux effort,

Agitèrent leurs flancs comme des sémaphores… »

 

Nous sommes en plein désarroi devant les dangers qui apparaissent à l’horizon et c’est par ce sujet, une façon de montrer à la jeunesse ce qui les attend dans l’avenir. A eux de réfléchir aux solutions.

 

 

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