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Un voyage de trop?

Le voyage de la fuite

Avant de s’embarquer sur son airbus présidentiel, François Hollande nous a accordé une entrevue spéciale pour informer le peuple français de son périple autour du monde :

SC : Monsieur le Président, pourquoi ce voyage qui contredit les décisions de la COP 21 en matière de pollution ?

FH : Le diplomatie française prime sur l’environnement : il est capital de montrer au monde l’étendue de l’Empire Français dont je suis le garant. Notre territoire s’étend sur tous les océans, sur toutes les mers, sur les terres.

SC : Mais les iles que vous allez visiter, Wallis et Futuna ne sont que des cailloux perdus au milieu du Pacifique. Elles ont à elles deux une population inférieure à celle de Tulle et coûte mille fois plus cher.

FH : Je n’aime pas la façon dont vous abaissez et méprisez ces braves habitants : ils vont m’accueillir à bras ouverts et me passer des couronnes de fleurs autour du cou. En France pour le moment, on me passe des boulets et des chaines qui m’empêchent de faire ce que je veux. Vous voyez la différence ?

SC : Que peut apporter à la France qui souffre, un tel voyage ?

FH : D’abord je suis fier d’annoncer que je sais tenir mes promesses électorales de 2012: je voulais visiter l’ensemble des Outre-Mer avant la fin de mon mandat. Vous n’allez pas me reprocher de tenir au moins UNE promesse !

SC : Les Français sont plus préoccupés par la montée du chômage et l’état catastrophique de l’économie.

FH : vous la presse, vous mélangez tout et vous accordez des notes à mes promesses. Cette visite est plus importante pour le prestige de la France qu’une vulgaire baisse des chômeurs. Rendez-vous compte que j’aurai plus de louanges d’avoir embrassé des Futuniens que des Foutariens . Vous voyez même dans la détresse, je ne perds rien de mon humour !

SC : Une question est posée : pour serrer quelques mains et faire quelques bisous polynésiens, vous allez produire des tonnes de CO2.

FH : Ne me faites pas rigoler : la presse avec leurs pets nauséabonds et l’opposition à ouvrir leurs grandes gueules produisent mille fois plus de CO2 que ce voyage. Tout est relatif !

SC : vous rentrez en passant par l’Amérique du Sud : Pérou, Argentine, Uruguay. Quel liens avec la Polynésie ?

FH : J’ai demandé à retarder mon retour le plus possible avec tous ces cons qui m’attaquent à l’Assemblée Nationale et dans la presse. J’en ai plein de cul des reproches que l’on me fait, des sondages d’impopularité qui m’écoeurent, des courbes qui montrent mon incompétence et des bouffons qui m’entourent. Pendant une semaine je ne verrai pas la sale gueule de Cosse, le profil affolant de la Pimprili qui refuse mes avances, et la tête de bouledogue de Placé.

Enfin je vais respirer l’odeurs des fleurs, de le pauvreté qui ne se plaint jamais surtout à Tahiti et des embruns.

SC : Vous parlez des 50% de chômeurs chez les jeunes à Tahiti ?

FH Mieux vaut être chômeur à Tahiti que dans le 93 : au moins là-bas, ils font du surf au lieu de jeter des cailloux. Ëtre dans la misère à Tahiti, cette ile paradisiaque, semble le rêve de beaucoup de jeunes.Et là-bas je ne verrai pas de taudis, je les ai fait raser avant mon arrivée!

SC : Quelle conclusion pouvez-vous donner aux Français de ce voyage ?

FH : Françaises et Français, ce voyage va élever notre pays au rang de grande nation. Je l’accomplis avec fierté et pour ne plus me faire chier par vous tous ! Vivent les voyages qui cachent les problèmes de la Métropole !

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