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Bore out and burn out

Comment allez-vous ? Bore out ou burn out

Comme ancien professeur d’anglais et de français à l’étranger, notamment 25 ans aux Etats-Unis, je constate les dégâts qui ravagent notre belle langue avec des « anglicismes » ou plutôt des « américanismes » , plus présents que jamais dans les communications médiatiques. Sans parler évidemment de la destruction totale du français dans le système Internet.

Or les Français accaparés par leurs nombreux problèmes que le gouvernement actuel de Valls est incapable d’enrayer deviennent « bore out » sinon « burn out ».

L’anglais est une langue formidable pour expliquer en deux mots toute une panoplie d’attitudes psychologiques, mentales, pragmatiques et surtout avec un terre à terre méthodique que le français ne peut appliquer. C'est aussi contrairement au français langue de la pensée profonde et de la diplomatie, l'anglais est la langue du commerce et l'innovation technologique.

Prenons le cas de « bore out » formé de l’adjectif « bored » et de l’adverbe « out ». Bored veut dire « ennuyé » comme dans l’expression souvent employée par les jeunes américains : « I am bored » en un mot « je m’emmerde ! » Puis « out » cuisiné à toutes les sauces syntaxiques comme le sont « in », « down », « up », mots qui indiquent surtout la direction. Nous avons « drive in » dans les restaurants ou les centres commerciaux. « Drive » indique « déplacement en voiture » et « in » montre le sens de la direction prise : vers l’intérieur » pour récupérer sa marchandise.

Pour le « out » de « bore out » comme pour « burn out » « out » indique le sens de la sortie : on s’emmerde à se sentir hors de son élément soit au bureau, à l’atelier ou devant son poste de télé à entendre les mêmes conneries qui se répètent à longueur de journée.

Car il apparaît évident que ce sentiment d’être exclus et de s’ennuyer caractérise actuellement le comportement d’une grande partie de la jeunesse. Plus rien ne leur est offert : pas de vastes projets comme ceux que nous avons connus dans les années 60 : le redressement de la France, la fin du colonialisme, les trente glorieuses qui motivaient les populations. Que donne-t-on aux jeunes désœuvrés que l’on voit sur les places publiques, sous les porches d’entrée de HLM ? Une minable politique de mensonges et de fausses promesses de la part de Hollande, un manque flagrant de solutions à la pauvreté, au chômage, à la désertification des campagnes, à la misère des agriculteurs. Sur l’écran, tous voient les tracteurs qui déversent du fumier devant les grandes surfaces, les taxis qui bloquent la circulation, les fonctionnaires dans la rue et comme des zombies, les membres du gouvernement ( comme le Foll) venir vomir des slogans usés jusqu’à la trame.

Alors les jeunes pensent aux guerres, à la résistance et certains partent vers la Syrie où se passent des actions qui peuvent les faire sortir de la « bore out ».

La France déjà vieux pays laminé par des épidémies économiques, des fièvres politiques, s’enfonce dans l’ennui et constate que « le Made in France devient le Mad in France » livre publié l’an passé. La fabrication française qui s’essouffle se transforme souvent en colère avec pneus, palettes et paille brûlés ( les trois P, armes de la fureur du peuple).

En quatre ans, Hollande a fait plus de mal auprès des jeunes que les trente années précédentes !

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