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La montagne GOP ( Republican Party) qui accouche de trop nombreuses souris: qui survivra?

La montagne GOP ( Republican Party) qui accouche de trop nombreuses souris: qui survivra?

From Chicago

Il était 19 heures CT quand le grand débat attendu a commencé à Boulder, Colorado. Il avait été précédé d’un terne débat entre les candidats derniers couteaux du parti Republican.

Pour les lecteurs, petite explication : 7PM CT veut dire 19 heures heure de Chicago où j’ai suivi le débat par rapport à ET, heure de New York, référence en général de l’heure américaine.

Voilà ce qu’en pensent deux éditoriaux américains :

« THE third televised Republican primary debate, held in Boulder, Colorado, on October 28th, was supposed to be about the economy. Yet it featured hardly any discussion of America’s big economic problems, its shortages of skills, poor education standards or rotten infrastructure; nor, for that matter, of its economic strengths. It was a ragged, ill-focused affair, in which the ten participants traded mostly incredible tax-cutting pledges, bickered with one another, and griped about the moderators, who were representing the organiser, CNBC, and excruciatingly disorganised. Messy stuff, from which most of the candidates emerged more or less where they had started out—with a few important exceptions. »

Débat à mon avis aussi décousu, sans fil directeur. La première question portait sur l’économie et comment redresser la barre pour renouveler une certaine prospérité : les thèmes semblaient au départ clairs : impôts, dette nationale, relance de l’économie, amélioration du niveau de vie, éducation, formation professionnelle. Mais très vite après la présentation insipide de chaque candidat sur le sujet, les attaques personnelles fusèrent au grand désarroi des présentateurs. La presse fut prise à partie par Trump en particulier qui a dénoncé le peu de valeur d’un tel débat : trois heures pour ne rien dire avec une heure de pub à 250 000 dollars les 30 secondes ! Qui en France oserait dire une telle vérité que les chaines de télé se battent pour tenir un tel débat : elles s’engraissent sur le dos des téléspectateurs. On a vu combien le désistement de Marine le Pen avait coûté à Antenne 2. Trump menacera de ne pas se présenter à un autre débat si le niveau n’est pas amélioré. Il regrette en fait d’être aussi nombreux ( 9 candidats) sur la scène. Chacun se bat pour avoir quelques minutes d’argumentaion.

Par conséquent, les Américains se demandent à quoi servent ces émissions mélo-dramatiques.

Autre éditorial :

New York Times

G.O.P. Candidates Take Sharp Tone in Third Debate

Senator Marco Rubio of Florida coolly rebuffed attacks from his onetime mentor, Jeb Bush, and Senator Ted Cruz of Texas emerged as a champion of social conservatives at Wednesday’s Republican presidential debate, as both men found their voices after months of lower-key performances.

Testiness and sharpened jabs infused the night as struggling candidates like Mr. Bush, the former governor of Florida, and Gov. John R. Kasich of Ohio ripped into their less experienced rivals and tried to portray them as unqualified for the White House.

The free-for-all of verbal assaults reflected the new volatility in a race that Donald J. Trump dominated for months. It appears to be shifting in favor of candidates like Mr. Rubio and Ben Carson as the first nominating contests near and voters start paying closer attention to the field.

Pour le NYT, un personnage s’est enfoncé dans la médiocrité : Jeb Bush et un candidat a bien tiré son épingle du jeu : Marco Rubio, fils d’émigré. Quant à Trump, fidèle à lui-même il a remis en place et ses adversaires et les présentateurs. Quand il a sorti le coût des secondes de publicité pour un débat terne, il a mis dans le mille. Puis sa menace à la Marine le Pen a fait mouche. Pour lui les autres sont des politicards qui n’ont rien fait jusqu’à maintenant.

Son principal adversaire dans les sondages, le Dr Ben Carson s’est montré sans consistance, difficile à suivre et à comprendre . Il a été étouffé dans le débat, étant plus habitué au silence des salles d’opération qu’aux cacophonies des salles de réunions. Enfin la seule femme, Carly Fiorina, ancienne dirigeant de Hewlett Packard virée pour incompétence et incapacité. Elle a eu du mal à parler de son programme ( c’est pourtant elle qui s’est octroyée le plus long temps d’antenne) et s’est faite scier à la base par Trump qui lui a demandé si élue elle ferait perdre autant d’argent aux Américains comme elle l’a fait pour ses actionnaires à HP.

Si le débat, comme le souligne le NYT, a été plus vif, plus véhément que les deux premiers, il m’est apparu comme le modèle de confusion digne des politiques en général : tout du vent, sans consistance, des promesses soutenues par l’expression avancée par tous : « I’m the only one » ( Je suis le seul) à pouvoir renverser la vapeur et sauver les Etats-Unis. On l’a vu en France avec un certain « Moi président » qui nous mène depuis l’élection, droit dans le mur de le déprime économique. Ce sera le même scénario de l’autre côté de l’Atlantique que que soit l’heureux élu !

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