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Maire de ou merde ?

Maires à la dérive

Dans l’actualité récente, deux faits ont suscité un vif émoi dans la population : celle de Saintes qui a vertement critiqué l’achat d’une BMW 4x4 par son maire Jean Philippe Machon. Sans faire de jeux de mots, Machon n’est plus en état de sainteté pour les habitants de son village, Saintes ! Puis ne Machon pas nos mots : c’est un exemple de corruption « soft » que l’on retrouve au niveau de TOUTES les mairies, comme l’indique le livre très contesté : « Maires à la dérive ou dérives des maires ».

L’autre exemple est celui de Rachida Dati qui se faisait payer par les fonds publics des robes et des foulards de luxe. Voir notre rubrique suivante.

Revenons à notre petit diablotin de Saintes. Il a utilisé le budget de la mairie pour se faire acheter pour 25 000 euros, un beau 4x4 rutilant, et de plus de fabrication allemande ! Mais ce fait n’est pas inhabituel car dans le livre « Maires à la dérive ou dérives des maires » l’auteur, après de nombreuses années à travailler au niveau des mairies ( en particulier avec les Balkany à Levallois Perret), montre que c’est pratique courante dans toutes les mairies rurales ou agglomérations. Ces méfaits frisent l’illégalité sans y tomber : subventions forcées à certaines associations proches du pouvoir, copinage dans le choix des emplois, faveurs, récompenses, prébendes, tout est bon pour remercier ceux qui l’ont aidé à conquérir la Mairie. C’est de bonne guerre ! Mais si cela n’est pas de la corruption comme dans les pays africains, cela y ressemble mais en « soft ».

Le maire a tout pouvoir dans sa commune : permis de construire, transformation du POS pour favoriser des amis en modifiant terres agricoles en terrains constructibles, dans le choix des travaux de voirie en donnant priorité au voisinage des adjoints et partisans, sélection des futurs employés, autorisations. La décision du maire est souvent finale et définitive sans consultation du conseil municipal. Pour contrecarrer ces décisions prises par le maire seul, le recours possible est d’aller au tribunal ce qui coûte cher aux contribuables : celui qui attaque et en général à la mairie car le maire est défendu par l’assurance communale.

Souvent cependant c’est discrètement fait sans éveiller l’attention de la population : ni vu ni connu ! Mais le résultat est là : le maire est parti à la dérive !

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